Le schéma des études supérieures
Les filières présentées ici sont accessibles directement après le bac. D'autres accès existent, ainsi que des passerelles.

LE LMD, UN CADRE EUROPÉEN
La plupart des formations françaises de l'enseignement supérieur ont adopté l'organisation européenne des études avec trois paliers en 3, 5 et 8 ans après le bac : licence (L), master (M) et doctorat (D). Double objectif : des diplômes reconnus dans toute l'Europe et au-delà, et une mobilité des étudiants facilitée grâce au programme Erasmus+. Pour chaque diplôme, les enseignements sont scindés en semestres, correspondant chacun à 30 crédits, capitalisables et transférables en France (d'un établissement supérieur à l'autre) et en Europe (d'un pays à l'autre). Sont également organisés selon le LMD : les BUT, les BTS, les prépas, les études de santé, d'architecte…

Les licences
En 3 ans après le bac, la licence est le socle des formations universitaires. Organisée en « parcours », la licence offre une spécialisation progressive et ouvre sur la professionnalisation.
OÙ ET COMMENT ?
L’université couvre de nombreux domaines et délivre des diplômes nationaux à trois niveaux : licence, master et doctorat.
- La licence se prépare en 3 ans. La 1re année, dite L1, associe plusieurs disciplines ; la 2e année, L2, amorce une spécialisation ; la 3e année, L3, finalise le parcours.
À noter : un contrat de réussite peut permettre à l'étudiant soit de suivre des cours complémentaires, soit de réaliser son cursus en 4 ans au lieu de 3. Conclu lors de l’inscription pédagogique, ce contrat prend en compte le profil, le projet d’études, le projet professionnel et les contraintes particulières de l’étudiant (emploi, charge de famille, situation de handicap, maladie, grossesse, etc.). Il précise les caractéristiques du parcours, les objectifs, les modalités pédagogiques et le rythme spécifique de formation retenus. - La formation de licence combine enseignements en présentiel (cours magistraux en amphi, travaux dirigés ou pratiques en groupes réduits) et enseignements à distance avec recours aux outils numériques. S’y ajoutent des séquences d’observation ou de mise en situation professionnelle, projets individuels ou collectifs.
ACCÈS
Avec le bac (ou un diplôme équivalent). Tous les profils sont admis, mais il est recommandé de choisir une filière cohérente avec celle suivie au lycée. Cela suppose de se renseigner au préalable sur les exigences de la licence envisagée, les modalités d’accès, les taux de réussite.
- À l’université, suivre des études dans la filière de son choix est un droit, dans la limite des places disponibles. Certaines licences à capacité limitée organisent lors des inscriptions des tests de niveau (notamment en musique) ou des entretiens.
- Lors des 2 semaines de l’orientation, l’élève de terminale qui envisage d’inclure la licence dans ses voeux pour la rentrée suivante peut bénéficier d’informations sur les attendus et les débouchés de la filière, auprès des professeurs principaux, des personnels universitaires ou du psy-EN.
AU PROGRAMME
Les licences se répartissent en quatre domaines de formation (arts, lettres, langues / droit, économie, gestion / sciences humaines et sociales / sciences, technologie, santé) qui se déclinent en 50 mentions (par exemple géographie et aménagement ; histoire ; mathématiques…). Chacune propose des parcours définis par chaque université.
- La spécialisation est progressive, avec une organisation sous forme de portails pluridisciplinaires ou de majeures-mineures en début de licence. Cette organisation permet une orientation pas à pas après un ou plusieurs semestres, et facilite les passerelles entre filières de formation. Il est ainsi possible de rejoindre un BUT ou un BTS dès la fin du 1er semestre, en fin de L1, voire de L2. Les étudiants ayant validé la L2 peuvent poursuivre en licence professionnelle ou rejoindre une école.
- Organisée en semestres se composant chacun d’UE (unités d’enseignement) obligatoires, optionnelles ou libres, valant un nombre de crédits ECTS donné, la licence vise à acquérir :
- des compétences pluridisciplinaires développant la culture générale ;
- des compétences transversales (analyse et synthèse, expression écrite et orale, travail individuel et collectif, conduite de projets, repérage et exploitation de ressources documentaires, compétences numériques et de traitement de l’information et des données) ;
- des compétences en langues étrangères (savoir lire, écrire, comprendre et s’exprimer dans au moins une langue vivante) ;
- des compétences technologiques et professionnelles fondées sur la connaissance des métiers et des débouchés de la formation suivie, voire sur une expérience professionnelle.
- Les étudiants peuvent effectuer un stage en entreprise, dans l’administration, dans l’enseignement ou au sein d’associations. Obligatoire ou facultatif, celui-ci est intégré au cursus, souvent en L3. Ils peuvent aussi effectuer un séjour à l’étranger. Se renseigner sur les accords d’échanges dès la L1 et sur le niveau requis en langue.
RYTHME DE TRAVAIL
Être autonome, savoir organiser son temps, avoir un certain goût pour la théorie et les recherches personnelles sont des qualités indispensables pour réussir à l’université.
- La formation prévoit au minimum 1 500 heures d’enseignement, à raison de 20 à 30 heures par semaine, auxquelles s’ajoutent 20 heures par semaine de travail personnel (recherches, lectures, projets et travaux d’études).
- À l’université, chaque étudiant bénéficie d’un dispositif d’accueil et d’orientation : encadrement pédagogique renforcé en 1re année ; tutorat ; modules de soutien pilotés par des enseignants référents.
- Il est possible de changer de voie, soit en fin de semestre, soit en fin d’année. Se renseigner auprès du SCUIO (service commun universitaire d’information et d’orientation).
VALIDATION DU DIPLÔME
L’évaluation des connaissances et compétences acquises par l’étudiant peut se faire par contrôle continu intégral, en présentiel ou en ligne.
- La licence permet à l’étudiant d’acquérir 180 crédits européens (ECTS).
- Une certification du niveau en langue, reconnue au niveau européen, est délivrée à l’étudiant lors de l’obtention de la licence.
- Un supplément au diplôme précise le parcours suivi en licence, ainsi que les compétences acquises, y compris dans le cadre d’un engagement dans des activités associatives, sociales ou professionnelles. Il donne une meilleure lisibilité au diplôme hors de nos frontières.
POURSUITE D’ÉTUDES
Diplôme de niveau bac + 3, la licence est le socle des études longues.
- Ceux qui décident de continuer à l’université s’inscrivent en master pour 2 ans. La 1re année, M1, est accessible sur concours ou sur dossier selon les capacités d’accueil.
Le portail https://trouvermonmaster.gouv.fr/ fournit toute l’offre des masters, avec une présentation des modalités de sélection pour chacun d’entre eux. - Les autres peuvent rejoindre une école de commerce, d’ingénieurs, de journalisme, un IEP… accessibles sur titre et épreuves.
- Ceux qui ne souhaitent pas poursuivre au-delà sont, quant à eux, informés sur leurs perspectives d’insertion ou de formation.
ACCÈS À L’EMPLOI
Le BAIP (bureau d’aide à l’insertion professionnelle) accompagne les étudiants dans leur recherche de stage et de premier emploi.
Il leur propose des ateliers méthodologiques (rédaction de CV, lettre de motivation et préparation à des entretiens…), diffuse les offres des entreprises et organise des rencontres avec les professionnels.
- Grâce à l’acquisition de compétences préprofessionnelles, les diplômés de licence sont préparés à une entrée immédiate dans la vie active. De niveau bac + 3, la licence permet aussi de présenter certains concours d’entrée dans l’administration (par exemple attaché territorial).
- Les études en master ouvrent l’accès à d’autres concours de la fonction publique : enseignement, magistrature, etc. Le master permet de s’inscrire en doctorat (bac + 8).
- Les enquêtes relatives à l’insertion professionnelle des diplômés de l’université permettent de se rendre compte des débouchés des formations. Elles sont disponibles sur www.enseignementsup-recherche.gouv.fr.
Les BUT (Bachelors universitaires de technologie)
Diplôme de niveau bac + 3, comme la licence, le BUT a pour objectif la polyvalence dans un domaine professionnel. Préparé à l’université, il permet l’accès direct à l’emploi comme la poursuite d’études
OÙ ET COMMENT ?
Le BUT se prépare dans un IUT (institut universitaire de technologie), structure interne à l’université, qui offre l’accès à la bibliothèque universitaire, au laboratoire de langues, avec un encadrement renforcé. Organisée sur 6 semestres, la formation menant au BUT s’inscrit dans le schéma européen LMD (licence-master-doctorat), ce qui favorise les passerelles avec les licences et inversement. Elle comprend une majeure et des modules complémentaires choisis en fonction du projet personnel et professionnel. La formation alterne CM (cours magistraux), TD (travaux dirigés) et TP (travaux pratiques). Les étudiants bénéficient d’un soutien pédagogique et méthodologique important. La 3e année, professionnelle, prévoit des enseignements spécifiques orientés sur la technologie et les projets. Les étudiants peuvent opter pour l’alternance dès la 1re année, en 2e année ou seulement en 3e année, dans une formation partenaire. Ils peuvent effectuer un séjour à l’étranger (semestre d’études ou stage en entreprise) pendant le cursus via le programme européen Erasmus+.
ACCÈS
Avec le bac. Il est recommandé que celui-ci soit dans le champ de spécialité visé. La sélection se fait sur dossier (bulletins scolaires, motivation), voire sur tests et/ou entretien de motivation. Dans chaque académie, 50 % des places en BUT au sein d'un même IUT devraient être réservées aux bacheliers technologiques pour les BUT de spécialité proche.
AU PROGRAMME
Les élèves étudient une spécialité professionnelle dans une branche d’activité. Les BUT couvrent chacun un domaine professionnel assez large et permettent de s’adapter à une famille d’emplois (exemples : gestion logistique et transport ; carrières juridiques). Avec l’acquisition de compétences professionnelles multiples et d’une solide culture générale dans le domaine technologique visé, le BUT a pour objectif la polyvalence. Les BUT sont définis par 24 mentions (anciennes spécialités du DUT) avec, pour chacune, des enseignements communs ; et un ou plusieurs parcours commençant au 3e semestre ou plus tôt quand ces parcours correspondent aux anciennes options du DUT, avec, pour chacun, des enseignements spécifiques. Les étudiants des spécialités industrielles (c’est-à-dire se formant aux activités du secteur production) suivent 2 000 heures d’enseignement, tandis que ceux des spécialités tertiaires (activités du secteur des services) suivent 1 800 heures d’enseignement.
Le BUT s’appuie, pour les deux tiers du volume d’heures, sur un programme national et, pour un tiers, sur des adaptations locales. Ces adaptations permettent de prendre en compte l’environnement local, la réalité du monde professionnel et la diversité des profils des admis. Elles complètent les connaissances et compétences des étudiants en intégrant des savoirs d’une autre spécialité et en adaptant les formations à l’évolution des métiers.
RYTHME DE TRAVAIL
Entre 35 et 40 heures par semaine réparties entre les cours et les projets tutorés, soit quasiment autant qu’en terminale. Beaucoup de travail personnel s’y ajoute, sous forme de DM (devoirs maison). Le rythme assez soutenu de cette filière exige constance, rigueur et organisation.
La formation mise sur les travaux pratiques et des cours assurés par des personnes en activité dans le secteur. Les deux tiers des enseignements sont destinés à acquérir des compétences professionnelles. Une place est accordée au travail en mode projet, avec 600 heures de projet tutoré, et de 22 à 26 semaines de stage en entreprise. Les élèves souhaitant se confronter davantage au monde professionnel peuvent opter pour l'apprentissage.
VALIDATION DU DIPLÔME
Le BUT est un diplôme national. Il a la même valeur quel que soit le lieu de préparation ou la modalité de formation (temps plein, en apprentissage). Il est délivré sur la base du contrôle continu des connaissances à la fin de chaque semestre (30 crédits par semestre). Une certification de niveau en anglais est désormais obligatoire. Noter également que les compétences et connaissances acquises dans le cadre d’une activité bénévole seront validées. Le BUT correspond à 180 crédits européens, soit un niveau bac + 3. Ceux qui ont validé 120 crédits obtiennent le diplôme intermédiaire de DUT (diplôme universitaire de technologie).
POURSUITE D’ÉTUDES
La formation à la fois générale et professionnelle du BUT favorise la poursuite d’études. Les possibilités varient selon les spécialités et les conditions d’accès (dossier, examen, entretien). Ceux qui ont validé 4 semestres peuvent rejoindre une licence, en vue de préparer ensuite un master (bac + 5). Accès en L2 (2e année de licence) ou L3 (3e année) sur avis de la commission pédagogique de l’université. Ceux qui ont obtenu leur diplôme peuvent, eux, postuler directement en 1re année de master, dite M1. Ceux qui ont validé 4 semestres peuvent également rejoindre une école d’ingénieurs ayant mis en place des concours spécifiques à bac + 2. Pour augmenter ses chances, il est recommandé de passer par une prépa ATS (adaptation technicien supérieur) dans l’une des spécialités biologie, ingénierie industrielle, génie civil, métiers de la chimie ou métiers du paysage, selon son projet. Les titulaires du BUT peuvent accéder à la 1re ou à la 2e année du cycle ingénieur, dans le cadre des admissions parallèles.
Les écoles vétérinaires recrutent elles aussi des techniciens supérieurs, passés ou non par une prépa ATS bio.
De leur côté, les écoles de commerce et de gestion ont mis en place des admissions parallèles. Le nombre de places ouvertes est variable suivant les écoles. Certaines spécialités de BUT sont plus adaptées que d’autres. Quelques lycées proposent une préparation en 1 an aux concours d’entrée à bac + 2 : les prépas ATS économie-gestion.
ACCÈS À L’EMPLOI
Avec un niveau bac + 3, les titulaires de BUT auront davantage accès au marché du travail.
Les débouchés sont globalement satisfaisants. Les conditions d’embauche sont plus favorables pour certaines spécialités, notamment industrielles et commerciales.
Les BTS (Brevets de technicien supérieur)
Le BTS vise une cible professionnelle précise et répond aux besoins des entreprises.
OÙ ET COMMENT ?
En lycée ou en école, le BTS se prépare en 2 ans, dans une STS (section de techniciens supérieurs). Le BTS agricole se prépare en lycée agricole.
L’encadrement pédagogique est comparable à celui de terminale (environ 30 élèves par classe).
Certains établissements proposent la formation en apprentissage, qui alterne périodes de cours et périodes de travail en entreprise.
ACCÈS
Avec le bac. Il est recommandé que celui-ci soit cohérent avec la spécialité de BTS envisagée.
La sélection se fait sur dossier et parfois entretien de motivation. Un pourcentage de places sont réservées dans chaque académie aux bacheliers professionnels qui ont reçu un avis favorable du conseil de classe.
AU PROGRAMME
Le BTS permet d’acquérir des compétences dans un domaine pointu : transport, électronique… Il est proposé dans plus de 120 spécialités (options comprises).
Avec un objectif d’insertion, la formation privilégie la pratique, les stages (8 à 16 semaines en fonction de la filière choisie) et l’intervention de professionnels du secteur.
Les matières générales (français, mathématiques, langues, etc.) constituent la moitié de la formation en 1re année et le tiers en 2de année.
Les étudiants peuvent effectuer un stage ou un séjour à l’étranger dans le cadre du programme Erasmus+.
RYTHME DE TRAVAIL
Entre 30 et 33 heures par semaine de cours, TD (travaux dirigés) et TP (travaux pratiques). Sans oublier les devoirs, les projets à rendre… Un rythme de travail soutenu qui exige constance, rigueur et sens de l’organisation.
VALIDATION DU DIPLÔME
Le diplôme national s’acquiert sur examen final et CCF (contrôle en cours de formation) selon le statut de l’établissement. Les résultats de 1re année sont déterminants pour le passage en 2de année. Intégré au LMD, le BTS valide l’acquisition de 120 crédits européens (ECTS).
POURSUITE D’ÉTUDES
La moitié des titulaires de BTS poursuivent leurs études. Leur formation spécialisée les prépare moins à réussir dans des cursus longs (bac + 5).
Les diplômés préparent principalement une licence professionnelle soit en apprentissage soit en formation initiale. Une formation complémentaire en 1 an, pour approfondir leur formation ou acquérir une double compétence, est aussi envisageable.
Les écoles d’ingénieurs, d’agronomie et les écoles vétérinaires recrutent des titulaires de BTS sur concours spécifiques. Afin d’augmenter ses chances, il est conseillé de suivre une prépa ATS en 1 an.
La plupart des écoles de commerce recrutent les titulaires de BTS (majoritairement du domaine économie et gestion) pour 1 à 3 ans. Accès sur concours. Quelques lycées proposent une prépa ATS.
ACCÈS À L’EMPLOI
Les BTS sont appréciés des entreprises. Les conditions d’insertion professionnelle varient selon les spécialités et les modalités de formation (cursus en apprentissage ou non).
Les écoles spécialisées
De nombreux établissements proposent aux bacheliers des formations professionnelles reconnues sur le marché du travail.
LES ÉCOLES D’ARCHITECTURE
20 écoles publiques (Ensa) préparent au DE d’architecte.
Forment également des architectes : une école privée (ESA Paris) et une école d’ingénieurs (Insa Strasbourg).
Durée : 5 ans. L’accès se fait sur dossier et épreuves avec le bac (bac + 1 pour l’Insa).
LES ÉCOLES D’ART
Publiques ou privées, elles préparent aux métiers du graphisme ou du design pour la mode, la publicité, l’édition, la communication, l’aménagement d’espace… Durée : 2 à 5 ans. Accès sélectif avec le bac. Certains candidats passent par une année préparatoire.
Plusieurs établissements privés ou publics (dont Duperré, Estienne, Olivier de Serres, Boulle à Paris ; Esaat Roubaix ; Alain Colas à Nevers ; La Martinière-Diderot à Lyon) délivrent le DN MADE (en 3 ans), qui conduit au DSAA.
Une quarantaine d’écoles publiques délivrent, en 3 ou 5 ans après le bac, des diplômes nationaux (DNA ou DNSEP pour les écoles des beaux-arts) ou bien spécifiques (pour Ensci, Ensad et Ensba Paris).
Très nombreuses, les écoles d’art privées sont souvent coûteuses. Bien se renseigner sur les cursus offerts avant de s’inscrire.
LES ÉCOLES DE CINÉMA, DE MUSIQUE, DE SPECTACLE
Publiques ou privées, elles préparent aux métiers artistiques et/ou techniques. La sélection est présente partout.
Les écoles d’audiovisuel privées sont nombreuses. Elles proposent diverses spécialisations. Durée : 3 ans. Accès sur concours avec le bac. Les écoles publiques (Louis-Lumière et La Fémis à Paris, l’École de photo d’Arles, l’Esav à Toulouse) recrutent à bac + 2, sur concours, pour 3 à 4 ans d’études. Une vingtaine d’écoles d’art, majoritairement privées, proposent des cursus en cinéma d’animation. Durée : 3 à 5 ans après le bac.
Les écoles supérieures d’art dramatique (dont le Conservatoire de Paris, l’Ensatt Lyon et l’Esad Strasbourg) sélectionnent les candidats sur audition. D’autres écoles publiques proposent, comme elles, des formations menant au DNSP de comédien. Durée : 3 ans. Les cours privés pour comédiens sont ouverts à tous, mais de qualité variable.
Pour la musique et la danse, conservatoires à rayonnement national ou régional, écoles publiques et privées se partagent les formations. Certains délivrent le DNSP de musicien, de danseur ou d’artiste de cirque.
LES ÉCOLES D’INFOCOM
Les écoles formant les chargés de communication, attachés de presse ou chargés de relations publiques (Efap, Iscom, etc.) sont souvent privées et coûteuses. Durée : 2 à 4 ans. Accès sélectif avec le bac ou plutôt à bac + 1.
Plusieurs écoles privées permettent de se former au journalisme (ESJ Paris, IEJ, EDJ Nice, ISCPA, etc.), sans être reconnues par la profession. Durée : 1 à 4 ans. Le niveau d’entrée va du bac à bac + 3.
Parmi les formations reconnues, deux recrutent avec le bac : les IUT de Cannes et Lannion. Durée : 2 ans. Accès sur concours. Les autres recrutent à bac + 3 (mais les admis ont souvent un bac + 5) et mènent en 2 ans, pour les écoles, à des diplômes propres et, pour les universités, à des masters.
LES ÉCOLES D’INGÉNIEURS
Une centaine d’écoles recrutent au niveau du bac : les Insa, les ENI, les écoles de la Fésic, les écoles Polytech, les universités de technologie… Celles possédant une prépa intégrée permettent à leurs élèves d’accéder sans concours au cycle ingénieur que chacune d’elles propose. D’autres offrent des cycles préparatoires communs ouvrant à un nombre restreint d’écoles. Durée : 5 ans (2 ans en cycle préparatoire ; 3 ans en cycle ingénieur). L’accès se fait sur concours avec le bac général, voire STI2D, STL ou STAV.
À noter : une centaine d’écoles recrutent avec un bac + 2 (prépa, DUT, BTS, L2) pour mener en 3 ans au diplôme d’ingénieur. Accès sur concours.
LES ÉCOLES DE COMMERCE ET DE GESTION
Généralistes, elles couvrent l’ensemble des fonctions de l’entreprise : comptabilité, marketing, ressources humaines, etc. Les spécialisations plus ou moins marquées interviennent en fin de parcours. Diverses formations sont accessibles avec le bac.
Une quarantaine d’écoles délivrent un Bachelor ayant obtenu le visa du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation. Durée : 3 ou 4 ans. Accès sélectif avec le bac.
Une quinzaine d’écoles reconnues permettent d’atteindre un niveau bac + 5. Durée : 5 ans. Accès sélectif avec le bac.
À noter : une vingtaine d’écoles recrutent sur concours à bac + 2 pour mener en 3 ans au grade de master.
Les écoles de vente du réseau Negoventis, lié aux CCI (chambres de commerce et d'industrie), forment des commerciaux de terrain. Durée : 1 à 2 ans. L’accès se fait sur entretien, à bac, bac + 1 ou + 2.
Les diplômes de la filière expertise comptable sont proposés en lycée ou en IUT, et dans quelques écoles privées. Le premier est le DCG (diplôme de comptabilité et de gestion). Durée : 3 ans. L’accès se fait sur dossier avec le bac général à dominante scientifique ou économique, ou un bac STMG.
LES ÉCOLES DE L’INDUSTRIE
Quelques écoles préparent aux fonctions s’exerçant dans l’industrie : qualiticien, chargé de maintenance, de gestion de production, des achats… Elles sont présentes en chimie, dans l’environnement, la sécurité, l’emballage, la mécanique, le textile, l’informatique, etc. Durée : 2 à 4 ans. L’accès se fait sur dossier, tests, entretien, avec un bac général à dominante scientifique, ou un bac STL ou STI2D selon l’école.
LES ÉCOLES DU PARAMÉDICAL
Elles préparent à une quinzaine de métiers et délivrent un DE. Durée : 1 à 5 ans. Accès sélectif avec le bac. Pour manipulateur radio, les admis sont pour la plupart des bacheliers généraux à dominante scientifique ou technologique (STL). Pour les Ifsi (Instituts de formation en soins infirmiers), l’accès se fait principalement avec un bac général ou un bac ST2S mais est ouvert au bac professionnel en lien avec le domaine des soins à la personne.
À noter : pour les formations d’auxiliaires de puériculture et d’aides-soignants, le bac n’est pas requis.
LES ÉCOLES DU SOCIAL
Elles préparent aux métiers d’assistant de service social, d’éducateur de jeunes enfants ou spécialisé… et délivrent un DE. Durée : 3 ans. Accès sélectif avec le bac.
La formation de moniteur-éducateur, qui n’exige pas le bac, recrute sur concours. Durée : 1 an.
À noter : le DE conseiller en économie sociale et familiale se prépare en 1 an après le BTS de même spécialité.
LES IEP
10 instituts d’études politiques (Sciences Po) forment à des domaines variés : communication, relations internationales, économie-gestion… Ils délivrent des diplômes propres pouvant, pour certains, conférer le grade de master. Durée : 5 ans. Accès sélectif avec le bac.
Les CPGE (Classes préparatoires aux grandes écoles)
Exigeantes, les « classes prépa » constituent la principale voie d’accès aux grandes écoles.
OÙ ET COMMENT ?
Les prépas s’organisent sur 2 ans (4 semestres), principalement au sein des lycées.
On distingue trois filières : économique ; littéraire ; scientifique. Elles mènent à différentes écoles recrutant sur concours spécifiquement conçus pour les candidats de prépas.
La formation alterne cours théoriques, travaux dirigés (et pratiques en prépas scientifiques), devoirs sur table et interrogations orales (appelées « colles »). Le 1er semestre est aménagé pour constituer une transition plus progressive entre le rythme du lycée et celui, très intense, de la prépa.
ACCÈS
Admission sur dossier scolaire (et travaux personnels en prépas artistiques). Sont examinées les notes de 1re, de terminale, les appréciations des professeurs et la motivation du candidat.
Les prépas ne sont pas réservées aux « têtes de classe ». L’important est d’avoir un profil équilibré entre toutes les disciplines et d’être régulier dans ses efforts.
Les CPGE ne concernent pas seulement les bacheliers généraux, même s’ils y sont majoritaires. La voie ECT des prépas économiques et commerciales est ainsi destinée aux bacheliers technologiques STMG ; les prépas scientifiques TSI, TB et TPC sont destinées, selon le cas, aux bacheliers des séries STI2D, STAV ou STL. Quelques classes spécifiques accueillent des bacheliers professionnels pour 3 ans.
Il existe des prépas en 1 an après un bac + 2. Les prépas ATS (ingénierie industrielle, biologie, métiers de l’horticulture et du paysage, génie civil, métiers de la chimie) mènent aux écoles d’ingénieurs principalement, mais aussi aux écoles d’agronomie et aux écoles vétérinaires et la prépa ATS économie-gestion mène aux écoles de commerce et de management.
AU PROGRAMME
Les cours sont adaptés aux exigences des concours préparés.
Prépas littéraires, artistiques
Les prépas Chartes associent français, latin, histoire (médiévale, moderne, contemporaine), langues vivantes… et, en option, grec.
Les prépas arts et design combinent création industrielle, arts graphiques, design de communication, histoire et philosophie de l’art, langues vivantes.
Les prépas lettres proposent des cours de philosophie, français, histoire, géographie, langues vivantes, langues et cultures de l’Antiquité… et, en option, grec, latin, géographie ou arts, notamment. La 1re année est commune aux prépas Ulm et Lyon, qui ne se différencient qu’en 2de année.
Les prépas lettres et sciences sociales comportent français, philosophie, histoire, langues vivantes, mathématiques, sciences sociales… et, en option, grec, latin, sciences sociales ou géographie, notamment.
Les prépas Saint-Cyr lettres ont un programme similaire aux prépas lettres. S’y ajoutent des mathématiques et un enseignement sportif renforcé.
Prépas scientifiques
Les prépas scientifiques destinées aux bacheliers généraux à dominante scientifique sont les plus représentées en nombre d’établissements et en effectif d’étudiants inscrits. Elles les accueillent en 1re année dans cinq voies : BCPST, MP2I, MPSI, PCSI, PTSI, qui débouchent en 2de année sur BCPST, MP, MPI (ouverture en 2022), PC, PSI, PT.
- En BCPST, la formation aborde les sciences du vivant et les géosciences, la physique-chimie et les mathématiques.
- En MP2I, les sciences informatiques, le numérique, les mathématiques et la physique sont les disciplines majeures.
- En MPSI, les mathématiques et la physique sont les disciplines majeures, sans oublier la chimie et les sciences industrielles de l’ingénieur ou l’informatique.
- En PCSI, les mathématiques, la physique et la chimie sont au coeur de la formation, avec davantage de place accordée à l’expérimentation qu’en MPSI.
- En PTSI sont prévus l’analyse des systèmes automatisés, des cours de mathématiques, de sciences physiques et des TP en technologie industrielle.
- D’autres prépas scientifiques sont réservées aux bacheliers technologiques, provenant de diverses séries.
- Les TB, qui accueillent les STL et les STAV, abordent les mathématiques, la physique-chimie, les sciences du vivant, les géosciences, ainsi que les biotechnologies.
- Les TPC, qui accueillent les STL spécialité sciences physiques et chimiques en laboratoire mais aussi spécialité biochimie, biologie et biotechnologies et les STI2D, privilégient les mathématiques, la physique-chimie et l’informatique.
- Les TSI, qui accueillent les STI2D et les STL spécialité sciences physiques et chimiques en laboratoire, associent mathématiques, physique, chimie, sciences industrielles et informatique.
Prépas économiques
Les prépas économiques et commerciales accordent une large place aux sciences humaines et aux langues vivantes, en proposant un programme spécifique au profil des élèves accueillis.
- La voie générale (ECG), destinée aux bacheliers généraux, propose un tronc commun en lettres, philosophie et langues et donne à choisir entre deux enseignements en mathématiques et en sciences humaines.
- La voie technologique (ECT), réservée aux bacheliers STMG, approfondit l’économie, le droit et la gestion, sans négliger la culture générale.
- Les prépas économie-gestion proposent deux voies : l’une, dite D1, met l’accent sur le droit ; l’autre, dite D2, sur l’économie. Y sont admis les bacheliers généraux ou STMG.
RYTHME DE TRAVAIL
Concours oblige, le rythme est très soutenu. Bien s’organiser est essentiel afin de pouvoir fournir un effort régulier pendant 2 années.
VALIDATION DES ÉTUDES
Le passage de la 1re à la 2de année est conditionné par les résultats et l’avis des professeurs. Le redoublement de la 1re année n’est pas possible.
Le contrôle continu permet à chacun de faire régulièrement le point sur ses acquis et ses progrès. Le niveau étant élevé, les notes à l’entrée en prépa sont souvent plus faibles qu’en terminale. Il convient de ne pas se décourager pour autant.
Les CPGE permettent d’obtenir des crédits européens (120 ECTS au maximum à l’issue des 2 ans).
POURSUITE D’ÉTUDES
Les CPGE sont la principale voie d’accès aux grandes écoles, avec des taux de réussite aux concours différents selon les filières.
- À l’issue des prépas littéraires, le nombre de places en ENS (écoles normales supérieures) est limité, comme à Chartes ou à Saint-Cyr. Mais les débouchés sont plus variés qu’on ne le croit : écoles de commerce, de journalisme, de communication, de traduction, IEP, université (licences)…
- Les sortants de prépa arts et design intègrent en nombre les écoles supérieures d’arts appliqués et les écoles nationales supérieures d’art.
- La grande majorité des élèves de prépas scientifiques intègrent une école d’ingénieurs au terme de leur formation. Quelques-uns entrent dans une ENS, une école vétérinaire, une grande école militaire ou une école d’actuariat.
- À l’issue des prépas économiques, une large majorité d’étudiants intègre une école de commerce et de management. Là aussi, ne pas se limiter aux plus connues. Quelques-uns entrent en ENS ou en écoles de statistique.
Les étudiants, s’ils n’ont pas obtenu l’école de leurs vœux, peuvent refaire la 2de année de prépa, avec l’accord du conseil de classe, ou se réorienter. Des passerelles existent pour faciliter les poursuites d’études à l’université sans perdre d’année grâce à des conventions entre lycées et universités.

